Bondoukou/ Gestion environnementale : Les prochains conflits difficiles à gérer seront ceux dus à l’eau

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«  Si l’eau est source de vie, on oublie aussi de dire que sa  gestion  peut malheureusement engendrer des conflits parfois.  Et si l’on n’y prend garde, les prochains conflits difficiles à  gérer seront ceux dus à l’eau. » A indiqué Dah Hoho épouse Kouakou au nom du maire de la commune de Bondoukou le 6 septembre 2021 à Bondoukou,  en Côte d’Ivoire lors de la cérémonie d’ouverture d’un atelier de renforcement des capacités des acteurs du Bassin de la Volta. En effet,  «  Intégration du genre dans le système d’alerte précoce de bout en bout pour la prévision des crues et la gestion intégrée des risques d’inondation dans le bassin de la Volta », (SAP-BEB-PC le GIRI),  c’est autour de cette thématique que 25 acteurs   de la portion nationale du Bassin de la Volta vont voir  leurs capacités renforcées en vue de l’intégration du genre dans les processus globaux du SAP-BEB-PC et le GIRI jusqu’au 9 septembre 2021. Cela, grâce à l’organisation Météorologique Mondiale, de l’autorité du Bassin de la Volta et du partenariat Mondial de l’Eau en Afrique de l’Ouest financé par le Fonds d’adaptation. Armand Houanye , secrétaire exécutif du Global Water Partership for West Africa et principal animateur de cette formation a indiqué que  plusieurs modules constitueront la trame de cet atelier notamment,  la définition des concepts liés à la thématique, dimensions communes de genre des inondations, problématique, historique et engagement à différents niveaux pour le développement de la thématique, intégration du genre, planification, programmation et budgétisation du processus etc.  Cela à la grande joie d’Albert Goula, point focal VBA Côte d’ Ivoire qui a remercié la mobilisation des participants venus à cet atelier.

Selon Rafatou Fofana épouse Adam, Directrice de l’observatoire de la Volta, « avec 1300 km2 de superficie soit 3,1%  de couverture du territoire Ivoirien, le bassin de la Volta est une source incontestable avec ce potentiel pour la satisfaction des besoins des   populations en matière d’approvisionnement en eau potable, de la production hydro-électrique, l’exploitation industrielle et minière, l’irrigation, l’éco-tourisme etc.  Mais il se trouve que tous ces acquis du bassin de la Volta sont menacés et subissent depuis  la décennie 80, les effets néfastes du changement climatique. (…)Mais si nous ne pouvons pas empêcher les phénomènes Hydro climatiques extrêmes de se produire, notre anticipation concertée peut nous permettre de réduire les risques climatiques en court et à venir sur les écosystèmes et les populations locales notamment les jeunes et les femmes en zones rurales. » Devait-elle indiquer.  Malheureusement, ceux qui sont les plus concernés sont faiblement représentés voire même pas impliqués  dans les instances de prises de décisions. « Et cela a eu pour effet  au fil des années de créer et d’accentuer un certain nombre  d’inégalités limitant ainsi les efforts d’adaptation et de résiliences aux impacts du changement climatique.  Il est d’une nécessité absolue de prendre en compte l’aspect genre dans le processus de prévention et de gestion des risques climatiques liés aux inondations et aux sécheresses en vue d’endiguer divers graves risques encourus par nos populations. » Devait-elle expliquer. Une approche saluée par Mamadou Coulibaly, secrétaire général de la préfecture de Bondoukou qui estime que,  « intégrer le genre dans la gestion des conséquences sur le bassin de la Volta, revient à assumer le succès de la mise en œuvre des choix politiques. » car, devait-il ajouter, « la question du changement climatique est une question qui touche au présent et à l’avenir de l’humanité puisqu’elle rend encore plus vulnérables  les sociétés humaines déjà économiquement fragiles. Y faire face  nécessite au-delà des  pesanteurs culturelles, la mobilisation de toutes les énergies sans distinction. » A dit l’administrateur civil. . Notons qu’après la Côte d’Ivoire, c’est le Mali et le Ghana qui accueilleront le même atelier National  après ceux déjà organisés au Burkina-Faso, au Togo et  au Bénin.

 

Dorcas  Bédiakon  Afriyé

Correspondante  régionale

 

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