17 juin 2021- 17 juin 2022, il y a un an Laurent Gbagbo rejoignait la Côte d’Ivoire

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17 juin 2021 – 17 juin 2022. Cela fait un an exactement que l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo a rejoint la Côte d’Ivoire, son pays, après 10 années d’absence.

Laurent Gbagbo, poursuivi devant la Cour Pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité pour son implication présumée dans les événements de la crise post-électorale de 2010-2011, a été acquitté définitivement le 31 mars 2021. Ce, après 10 années de procès.

 

La crise post-électorale a fait officiellement 3000 morts.

 

Deux mois et demi après son acquittement, Laurent Gbagbo a rejoint Abidjan. En compagnie de sa compagne, Nady Bamba. L’ex-pensionnaire de La Haye est accueilli dans une liesse populaire à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan par ses partisans.

Laurent Gbagbo sera ensuite accueilli à Cocody où il livre son premier discours à l’endroit de ses partisans, excepté son épouse Simone Gbagbo à qui, quelques jours après seulement son retour, Laurent Gbagbo intente un procès en divorce.

 

Outre cette action en divorce qui étonnera plus d’un ivoirien, le retour de Laurent Gbagbo à Abidjan est aussi marqué par différentes actions, surtout au plan politique.

 

Comme il fallait s’y attendre Laurent Gbagbo va impacter la vie politique ivoirienne.

 

Laurent Gbagbo va se rendre à Kinshasa, le 03 juillet 2021, deux semaines après son retour en Côte d’Ivoire.

 

Le 11 juillet 2021, Laurent Gbagbo rend visite à l’ex chef de l’Etat, Henri Konan Bédié, à Daoukro. Les deux ex chefs d’Etat, ex-rivaux politiques, échangent devant plusieurs centaines de leurs partisans.

 

Le clou des visites de Laurent Gbagbo sera celle qu’il a avec son farouche adversaire, de tous les temps, Alassane Ouattara.

La rencontre qualifiée « d’historique » par plusieurs observateurs a lieu le 27 juillet 2021, au palais présidentiel, Abidjan Plateau. Devant cameras et flashes de photographes, les deux anciens rivaux sont à leur première rencontre officielle, après plus d’une dizaine d’années de brouilles qui ont été sanctionnées par la crise post-électorale de 2010-2011 suivie de l’arrestation de Laurent Gbagbo puis son transfèrement à La Haye.

 

 

Alors qu’il est attendu sur l’avenir de sa formation politique, c’est un Laurent Gbagbo qui étonne tous les observateurs en annonçant publiquement le 09 août 2021 la création « d’un nouvel instrument politique pour mener son combat. Une annonce qui marque la rupture d’avec son ex premier ministre, Pascal Affi N’Guessan avec qui il dispute le leadership du Front Populaire Ivoirien (FPI), parti dont il est le fondateur dans les années 1980.

La bataille juridique pour le contrôle du FPI prend fin quand Laurent Gbagbo officialise « son nouvel instrument politique », en octobre 2021. À cette occasion, Laurent Gbagbo déclare mener la politique « jusqu’à la mort ».

Le Parti des peuples africains, Côte d’Ivoire (PPA-CI), est la dénomination de son parti politique. Le parti se veut panafricaniste.

L’assemblée générale constitutive a lieu en l’absence de Simone Ehivet Gbagbo, et bien évidemment de Pascal Affi N’Guessan. Toutefois, le parti au pouvoir, le parti du président de la République, Alassane Ouattara, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) est fortement représenté à son plus haut niveau, par son secrétaire exécutif, Adama Bictogo. Celui-ci délivrera un discours fort apprécié.

Un an après son retour, Laurent Gbagbo essaie tant bien que mal à se refaire une santé politique. Il multiplie des déclarations et même des meetings qu’il organise depuis son village natal, Mama. Ou encore, la tournée qu’il initie en avril 2022 à l’ouest de la Côte d’Ivoire, une zone fortement éprouvée par la crise post-électorale de 2010-2011.

Un an après, c’est un Laurent Gbagbo libre de ses mouvements qu’on voit. Qui se déplace hors du pays sans être inquiété, malgré sa condamnation à des peines fermes par la justice ivoirienne.

En revanche, on note que son parti politique peine à prendre son envol, et l’épineuse question de son divorce d’avec son épouse Simone Ehivet Gbagbo semble être mal appréciée au sein de son camp.

Un an après son retour à Abidjan, Laurent Gbagbo attend toujours aussi que les autorités ivoiriennes lui reconnaissent l’entièreté de ses droits liés à son statut d’ancien chef de l’Etat ivoirien.

En tout état de cause, on peut aisément se demander si aussi Laurent Gbagbo n’a pas ruiné les espoirs de tant de ses partisans et au-delà les ivoiriens qui voyaient en lui, l’homme politique « rassembleur et capable de réconcilier les différents clans au sein du FPI pour en faire une formation politique forte, une opposition crédible ».

 

TN

 

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