๐—Ÿ’๐—”๐——๐—ฅ๐—˜๐—ฆ๐—ฆ๐—˜, ๐—”ฬ€ ๐— ๐—”๐— ๐—”, ๐——๐—จ ๐—ฃ๐—ฅ๐—˜๐—ฆ๐—œ๐——๐—˜๐—ก๐—ง ๐—Ÿ๐—”๐—จ๐—ฅ๐—˜๐—ก๐—ง ๐—š๐—•๐—”๐—š๐—•๐—ข ๐—”๐—จ๐—ซ ๐—ฃ๐—ข๐—ฃ๐—จ๐—Ÿ๐—”๐—ง๐—œ๐—ข๐—ก๐—ฆ ๐—ช๐—˜ฬ‚ ๐——๐—จ ๐—š๐—จ๐—˜๐— ๐—ข๐—ก ๐—˜๐—ง ๐——๐—จ ๐—–๐—”๐—ฉ๐—”๐—Ÿ๐—Ÿ๐—ฌ

0 5ย 250

Chers amis, je voudrais d’abord saluer les chefs de village qui sont lร . Nous sommes ร  Mama et Mama est un petit village. Nous faisons partie d’un ensemble de 7 villages et chaque fois qu’il y a une circonstance, nous nous rรฉunissons tous ensemble. Nous sommes les Blouga. Je voudrais saluer tous les chefs de ces villages qui sont rรฉunis et ร  qui j’impose toujours des sacrifices parce que quand je suis lร , il y a des gens qui viennent. Ayahooo, Ayahooo. Je voudrais aussi saluer les chefs de terre.

Mais aujourd’hui, c’est le jour tant attendu. C’est la visite des Wรช. Je vous salue ! Moi j’en ai une ร  la maison, c’est Viviane. J’en ai une qui est en permanence ร  la maison, c’est la femme de mon fils donc j’ai du Wรช chez moi. Mais vous tous, du Guemon et du Cavally, je suis heureux de vous voir mais avant de parler, compte tenu de ce que vous avez souffert, je demande que nous nous levons tous pour observer une minute de silence, en mรฉmoire de tous ceux qui sont morts. (1 minute observรฉe) Je vous remercie !

๐—”๐˜‚๐—ท๐—ผ๐˜‚๐—ฟ๐—ฑ’๐—ต๐˜‚๐—ถ, ๐—น๐—ฒ ๐—ฑ๐—ถ๐˜€๐—ฐ๐—ผ๐˜‚๐—ฟ๐˜€ ๐—ฝ๐—ฟ๐—ถ๐—ป๐—ฐ๐—ถ๐—ฝ๐—ฎ๐—น ๐—ฎ ๐—ฒฬ๐˜๐—ฒฬ ๐—ฑ๐—ถ๐˜ ๐—ฎ๐˜‚ ๐—ป๐—ผ๐—บ ๐—ฑ๐—ฒ๐˜€ ๐—ช๐—ฒฬ‚ ๐—ฝ๐—ฎ๐—ฟ ๐—›๐˜‚๐—ฏ๐—ฒ๐—ฟ๐˜ ๐—ข๐˜‚๐—น๐—ฎ๐˜†๐—ฒ. ๐—๐—ฒ ๐˜€๐˜‚๐—ถ๐˜€ ๐˜ƒ๐—ฒ๐—ป๐˜‚ ๐˜ƒ๐—ผ๐˜‚๐˜€ ๐—ฒฬ๐—ฐ๐—ผ๐˜‚๐˜๐—ฒ๐—ฟ, ๐— ๐—ฎ๐—ถ๐˜€ ๐—ท๐—ฒ ๐˜ƒ๐—ถ๐—ฒ๐—ป๐—ฑ๐—ฟ๐—ฎ๐—ถ ๐—ฒ๐—ป ๐—ฝ๐—ฎ๐˜†๐˜€ ๐—ช๐—ฒฬ‚ ! (๐—”๐—ฝ๐—ฝ๐—น๐—ฎ๐˜‚๐—ฑ๐—ถ๐˜€๐˜€๐—ฒ๐—บ๐—ฒ๐—ป๐˜๐˜€) ๐—๐—ฒ ๐˜ƒ๐—ถ๐—ฒ๐—ป๐—ฑ๐—ฟ๐—ฎ๐—ถ ๐—ฒ๐—ป ๐—ฝ๐—ฎ๐˜†๐˜€ ๐—ช๐—ฒฬ‚ ๐—ฝ๐—ผ๐˜‚๐—ฟ ๐˜ƒ๐—ผ๐˜‚๐˜€ ๐˜ƒ๐—ผ๐—ถ๐—ฟ.

Vous savez, ce pays wรช est un pays martyre. En 2005 dรฉjร , quand j’รฉtais aux affaires, j’รฉtais en Angola, je partais pour le Rwanda, quand on m’a annoncรฉ que des massacres avaient eu lieu ร  Duรฉkouรฉ. Je suis revenu, j’ai รฉtรฉ obligรฉ de prendre des mesures exceptionnelles : J’ai nommรฉ une administration militaire ร  Duรฉkouรฉ, Guiglo, Taรฏ, Blolรฉquin pour que la force s’oppose ร  la force. J’ai mis ร  la disposition des administrateurs militaires, les รฉlรฉments de la gendarmerie de Toroguhรฉ et j’ai nommรฉ au dessus d’eux tous un administrateur militaire, qui รฉtait d’ailleurs un wรช, fils du pays. ร‡a a eu le temps de calmer les choses. C’est en imitation ร  cette administration militarisรฉe que j’ai crรฉรฉ, ร  Abidjan, le CECOS que j’avais confiรฉ ร  Guiai BI Poin parce qu’il รฉtait Directeur de l’Ecole de Gendarmerie et donc il disposait d’hommes, de troupes, pour faire face ร  la dรฉlinquance ร  Abidjan.

Aprรจs รงa, il y a eu les รฉvรฉnements de 2010-2011 oรน ce peuple lร  encore a payรฉ un grand prix. Des morts, des morts, des morts. Ce que nous devons rechercher , c’est la fin de ce cycle de morts politiques. On doit pouvoir faire la politique sans qu’il n’y ait de morts. C’est pourtant facile ร  comprendre mais beaucoup ne le comprennent pas. Le coรปte que coรปte n’existe pas en politique. Et ce n’est pas une question de partis politiques. Nous sommes ici aujourd’hui, il y a des amis, des camarades du PDCI-RDA avec nous, et puis dans cette vaste assemblรฉe, je suis sรปr qu’il y a du tout. Donc ce n’est pas une question de partis politiques, c’est une question d’abandonner l’idรฉe du coรปte que coรปte. Il faut abandonner l’idรฉe du coรปte que coรปte. Si on ne m’a pas รฉlu, on ne m’a pas รฉlu ! Si on m’a รฉlu, on m’a รฉlu ! Mais si on a รฉlu l’autre, il faut que je sache qu’on a รฉlu l’autre !

Oulaye Hubert, je vous avais demandรฉ de faire des รฉtudes sur tout ce qui est arrivรฉ dans le pays wรช, continuez ร  aller jusqu’au bout ! Allez jusqu’ au bout ! Je le demande, ce n’est pas parce que les wรช sont mes parents, mais c’est parce que c’est la Cรดte d’Ivoire et tout ce qui arrive en Cรดte d’Ivoire, on doit savoir pourquoi cela est arrivรฉ. Dans le livre que j’ai publiรฉ en 1983, j’ai expliquรฉ pourquoi il y avait eu le problรจme du Sanwi, j’ai expliquรฉ pourquoi il y’avait eu le problรจme du Guรฉbiรฉ, j’ai expliquรฉ pourquoi ร  Sรฉguรฉla, il y avait eu le problรจme de Sekou Sanogo, parce que quand on n’explique pas pourquoi il y a des morts quelque part, on ne peut pas arrรชter le cycle de violence qui entraรฎne les morts. Donc il faut rรฉflรฉchir, il faut รฉtudier, toujours รฉtudier et encore รฉtudier.

Peuple wรช, Yako ! Yako mes parents ! Yako mes pรจres ! Yako mes sล“urs ! Je vous salue ! Mais les solutions sont encore devant, il faut qu’on cherche les solutions et qu’on les trouve. Il faut qu’on les cherche et qu’on les trouve. Il ne suffit pas de dire, Oui nous les wรช on nous a tuรฉ, non, non non non. Un รชtre humain qu’on tue, on doit expliquer pourquoi on l’a tuรฉ. On doit expliquer pourquoi on l’a tuรฉ, pourquoi il est mort. Donc je vous salue pour votre bravoure.

Je vous salue tout simplement parce que vous รชtes venus me saluer mais vous vous รชtes dans votre rรดle de parents, moi mon rรดle d’homme politique c’est de chercher ce qui nous fait agir, ce qui fait que les hommes posent des actes graves. Pourquoi ? Pour un poste ? Je vais faire tuer ! Pourquoi ? Ce pourquoi lร  doit trouver explications.Pour le moment, nous n’avons que nos larmes pour pleurer, nos yeux pour pleurer, mais on ne va pas passer toute la vie ร  pleurer. ร€ un moment donnรฉ, il faut que รงa s’arrรชte.

J’appelle tout le monde ร  prendre son sang froid et ร  s’asseoir et ร  rรฉflรฉchir. Moi un moment, je me suis dit, les Wรช ont beaucoup de forรชts donc les gens vont les attaquer pour prendre leurs forรชts. Pour prendre les cafรฉiers, les cacaoyers, donc les gens les attaquent. Peut รชtre que c’est ce qui explique รงa. Mais si c’est รงa c’est grave ! Si c’est รงa, c’est grave, il faut encore rรฉflรฉchir. Et je continue de rรฉflรฉchir.

๐—–๐—ต๐—ฒ๐—ฟ๐˜€ ๐—ฝ๐—ฎ๐—ฟ๐—ฒ๐—ป๐˜๐˜€, ๐—”๐˜€๐˜€๐—ฒฬ‚๐—ต ! ๐—๐—ฒ ๐—บ๐—ฒ ๐—ฑ๐—ฒฬ๐—ฏ๐—ฟ๐—ผ๐˜‚๐—ถ๐—น๐—น๐—ฒ ๐˜‚๐—ป ๐—ฝ๐—ฒ๐˜‚ (๐—ฅ๐—ถ๐—ฟ๐—ฒ๐˜€). ๐—๐—ฒ ๐—บ๐—ฒ ๐—ฑ๐—ฒฬ๐—ฏ๐—ฟ๐—ผ๐˜‚๐—ถ๐—น๐—น๐—ฒ ๐˜‚๐—ป ๐—ฝ๐—ฒ๐˜‚. ๐—๐—ฒ ๐˜ƒ๐—ผ๐˜‚๐˜€ ๐˜€๐—ฎ๐—น๐˜‚๐—ฒ ๐—ฝ๐—ฎ๐—ฟ๐—ฐ๐—ฒ ๐—พ๐˜‚๐—ฒ ๐˜ƒ๐—ผ๐˜‚๐˜€ ๐—ฒฬ‚๐˜๐—ฒ๐˜€ ๐˜ƒ๐—ฒ๐—ป๐˜‚๐˜€ ๐—ฑ๐—ฒ ๐—น๐—ผ๐—ถ๐—ป ๐—ฝ๐—ผ๐˜‚๐—ฟ ๐—บ๐—ฒ ๐˜€๐—ฎ๐—น๐˜‚๐—ฒ๐—ฟ. ๐—˜๐˜ ๐—ท๐—ฒ ๐˜€๐˜‚๐—ถ๐˜€ ๐—ต๐—ฒ๐˜‚๐—ฟ๐—ฒ๐˜‚๐˜… ๐—ฑ๐—ฒ ๐˜ƒ๐—ผ๐˜๐—ฟ๐—ฒ ๐˜ƒ๐—ถ๐˜€๐—ถ๐˜๐—ฒ ! ๐—’๐—ฎ๐—ฟ๐—ฟ๐—ถ๐˜ƒ๐—ฒ ! ๐—’๐—ฎ๐—ฟ๐—ฟ๐—ถ๐˜ƒ๐—ฒ ! ๐—ข๐—ป ๐˜ƒ๐—ฎ ๐˜ƒ๐—ถ๐˜€๐—ถ๐˜๐—ฒ๐—ฟ ๐˜๐—ผ๐˜‚๐˜€ ๐—น๐—ฒ๐˜€ ๐—ฑ๐—ฒฬ๐—ฝ๐—ฎ๐—ฟ๐˜๐—ฒ๐—บ๐—ฒ๐—ป๐˜๐˜€, ๐—ผ๐—ป ๐˜ƒ๐—ฎ ๐—ฑ๐—ถ๐˜€๐—ฐ๐˜‚๐˜๐—ฒ๐—ฟ ๐˜€๐˜‚๐—ฟ๐˜๐—ผ๐˜‚๐˜, ๐—ฑ๐—ถ๐˜€๐—ฐ๐˜‚๐˜๐—ฒ๐—ฟ, ๐—ฑ๐—ถ๐˜€๐—ฐ๐˜‚๐˜๐—ฒ๐—ฟ, ๐—ฒฬ๐—ฐ๐—ผ๐˜‚๐˜๐—ฒ๐—ฟ. ๐—๐—ฒ ๐˜ƒ๐—ฎ๐—ถ๐˜€ ๐˜ƒ๐—ผ๐˜‚๐˜€ ๐—ฒฬ๐—ฐ๐—ผ๐˜‚๐˜๐—ฒ๐—ฟ.

Il y a un prรชtre qui est originaire de Duรฉkouรฉ, je ne sais pas si quelqu’un se souvient de lui, Douรฉ Bertin. C’est un monsieur qui est trรจs brave. J’รฉtais au sรฉminaire avec lui. Lui il revenait de la guerre d’Algรฉrie et quand il est arrivรฉ en Cรดte d’Ivoire, il avait une seule idรฉe, il voulait รชtre Prรชtre. Il รฉtait รขgรฉ et on lui a demandรฉ s’il voulait รชtre prรชtre, il a dit Oui. Et il a repris ses รฉtudes du Cours ร‰lรฉmentaire jusqu’au Grand Sรฉminaire. Et je l’ai perdu de vue puisque moi, j’avais quittรฉ le sรฉminaire. Un jour, je faisais une tournรฉe politique et puis je le retrouve avec sa soutane. Nous รฉtions tellement heureux. Si vous partez, dites lui que je le salue et que j’ai les meilleurs souvenirs de lui, parce que chaque fois, en prison ร  la Haye ou en Belgique, je voyais les images des tueries de Duรฉkouรฉ, je le voyais, il รฉtait toujours lร  entrain de chercher ร  dรฉgager les morts, ร  repรฉrer les puits oรน les gens avaient jetรฉ les corps. Il a beaucoup fait pour que les morts aient une sรฉpulture. Bertin, dites lui que je le salue et que je garde de trรจs bons souvenirs de lui. Je l’ai vu ร  l’ล“uvre, marchant de fosses communes ร  fosses communes, je l’ai vu secourir les gens.

Et puis, peuple wรช, vous avez une grande richesse, la forรชt. Et quand je suis allรฉ en 2005, j’ai รฉtรฉ ahuri de voir le nombre d’allochtones et d’รฉtrangers qui รฉtaient dans ces forรชts. Parce qu’on les avait sorti pour les regrouper ร  la Prรฉfecture, ร  la Mairie. J’รฉtais รฉtonnรฉ. Hubert, il faut continuer de creuser.

Chers frรจres, cheres sล“urs, la route est longue, je suis heureux de vous voir. Mais je suis aussi obligรฉ de tenir compte du fait que la route est longue. Vous avez un fleuve ร  traverser, heureusement qu’il ya des ponts maintenant (rires). Je me dois de vous libรฉrer pour que vous puissiez partir le plus tรดt possible pour arriver dans vos villages le plus tรดt possible.

Je salue tous ceux qui ne sont pas venus, qui auraient voulu venir mais qui n’ont pas eu les moyens. Et puis je salue aussi tous ceux ร  qui on a dit de ne pas venir parce que รงa allait faire trop de monde (rires).

Et vous รชtes venus voir si c’est effectivement moi qui suis venu, c’est bien moi qui suis venu (Applaudissements). Vous mย ยปavez vu, je vous ai vu, mais vous m’avez fait beaucoup de dons. On dit jamais qu’il ya trop de dons parce que les biens qu’on vous offre sont toujours les biens de DIEU. Donc on dit jamais qu’il ya trop de dons mais vous m’avez fait beaucoup de dons. Je vous remercie ! Ya viande, le riz, mรชme la sauce vous m’avez donnรฉ. Les bรฉliers, tout รงa ! Mes Chefs, kiffy, on va manger hein (rires), tout รงa on va manger (rires). Ils nous ont apportรฉ ร  manger, merci beaucoup, merci beaucoup !

Je voudrais saluer tous les alliรฉs surtout ceux du PDCI qui sont avec nous. Dites mes Merci au Prรฉsident Bร‰DIร‰. Il ya des fois oรน on est lร  et puis dans nos rรฉgions, on dit lui lร  il est FPI, lui lร  il est PDCI hein, il est trop brave mais or nos parents sont tous les mรชmes, nos coutumes sont les mรชmes. On peut mรชme s’asseoir, tu peux lui dire, allons tu vas m’accompagner au bandji, il va croire que tu veux l’empoisonner, il va croire que tu vas l’empoisonner or c’est autour du bandji que vous pourrez discuter des diffรฉrends donc je vous remercie d’รชtre venus. Je remercie aussi tous les miens, tous mes frรจres, tous mes camarades qui sont venus, tous les bรฉtรฉs qui sont venus des 7 villages de Blouga et mรชme d’ailleurs qui sont venus m’aider ร  accueillir mes รฉtrangers. Je voudrais les remercier aussi.

Ayahoo, Ayahoo et vous, que DIEU vous bรฉnisse ! Les Wรช, que DIEU vous bรฉnisse ! Que DIEU vous garde en vie ! Que DIEU vous raccompagne dans vos villages tranquillement et que chacun dorme chez lui ce soir paisiblement ! Je vous remercie !

๐—ฆ๐—˜๐—ฅ๐—ฉ๐—œ๐—–๐—˜ ๐—–๐—ข๐— ๐— ๐—จ๐—ก๐—œ๐—–๐—”๐—ง๐—œ๐—ข๐—ก.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiรฉe.

17 − 7 =

WP2Social Auto Publish Powered By : XYZScripts.com